Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 04:44

La première chose qu’a dû me dire mon papa, enfin celle qui m’a marqué le plus, quand je lui ai dit que j’allais à Rosario fut : Oh c’est la ville de naissance de Messi. Bon je savais que papa était loin d’être un érudit et passé les domaines du foot et du cinéma, les conversations devenaient moins longues mais quand même… Lorsqu’on parle de Rosario, c’est avant tout parce que c’est la ville de naissance de Che Guevara. Après à vous de juger qui a le plus grand rayonnement historique…  Une chose intéressante à propos de cette ville est qu’elle ne figure pas dans le registre de l’ami Rout’. Alors oui, au passage, j’ai déjà parlé de Rout’ avant. Ce n’est ni plus ni moins qu’un raccourci de routard (vous savez ce petit guide concurrent du Lonely Planet qui est parfois bien utile…). Non je précise parce que ma chère maman pensait que c’était réellement un ami à moi… Je m’étonne d’ailleurs puisque ma sœur ne m’en a toujours pas faite une (remarquez, il reste encore 6 bons mois…). Bref, les types du routard sont assez surprenants… C’est pas comme si, en terme d’habitants, Rosario était la troisième ville du pays et que sa dynamique, due à sa position fluviale, l’emmènera très probablement à la deuxième place dans un futur très proche. Nos amis devaient être bien pressés pour snober un tel lieu, pour ma part incontournable, de l’Argentine.

P1000133 Une jolie cathédrale dont la magie est renforcée par les jolis fils électriques que j'ai oubliés de voir en prenant la photo... Désolé.

Rosario c’est comme une mini Buenos Aires mais en beaucoup plus tranquille. On retrouve cette même désorganisation, cette même douceur de vivre et cette même passion pour le foot. Mais à la nuit tombée, les quartiers du centre sont peu agités (ça fait bizarre de dormir sans bruit). Pour cette ville, vous aurez le droit à un interlude de foot (vous n’en aurez que 2, à Rosario et en Uruguay). Je le mettrai en fin d’article, comme ça, ceux qui s’en footent (hahaha, quel humour), pourront toujours le sauter.

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Alors tour à tour un bâtiment d'une belle facture et de superbes marches qui sont assez amusantes à monter, croyez-moi...

A peine arrivé dans la ville qu’on remarque des faubourgs typiques d’Argentine : Maisons basses, légèrement délabrées et parfois colorées. Sauf que là, les rues sont épaisses donnant un aspect davantage sud américaine qu’européen à la ville. Après avoir débarqué et rempli les formalités de « recherche d’auberge de jeunesse » et « on fait quoi ? ». On part à l’assaut du fleuve. On passe donc par la vieille ville avant de se promener le long du fleuve (6h de marche quand même), où restaurants et bars branchés laisseront places à un amoncellement de tours en construction puis à des villas (= bidonvilles). Finalement on se retrouvera au pied du stade de Rosario Central (je vous expliquerai après). Cette partie de la ville est plutôt jolie, la cité se développe mais en mal, les tours gâchent un peu le paysage. Ils essaient de faire un Puerto Madero bis(quartier huppé de Buenos Aires aux abords du fleuve avec des lofts artistiques et plein d’immeubles ultra-modernes), je me demande pourquoi. Selon mes pronostics, toujours foireux, dans 10 ans cette ville sera le repère de villégiature de tous les bobos de Buenos Aires (la ville n’est qu’à 4h de Capital en bus). J’ouvre les paris. Le lendemain nous décidons de parcourir l’arrière du pays à bord d’un bateau en remontant le fleuve. Là y a une madame qui nous explique plein de choses super intéressantes en espagnol mais honnêtement, j’ai tout oublié (en ayant écouté que la moitié). C’était joli, mais sans plus. Seule satisfaction, on a vu le stade de Central depuis le bateau (oui bon okay j’arrête).

P1000179 (ce drôle de truc est en réalité un musée très design). Pour le troisième jour, c’est visite dans le centre ville et un peu de shopping. On retiendra le nombre d’enfants dans les rues en train de quémander la monedita… Pour ce qui est de la nourriture, j’ai mangé les pires empanadas de ma vie à Rosario… La viande était correcte, pas de quoi se transcender, et pour le reste pas de spécialités si ce n’est les incontournables alfajores… Bref, en somme une ville assez jolie sur les extérieurs mais qui ne vaut pas la chandelle (la maison du Che est pas top en prime, après il a bougé à Cordoba). On peut comprendre pourquoi le routard l’a évité : elle est moderne, enfin elle essaie, et ne présente pas vraiment d’intérêt culturel. Un jour suffit pour se pavaner Rosario, ce n’est pas l’étape indispensable d’un voyage. Un lieu qui se veut touristique mais qui souffre du manque d’infrastructures. Et ils sont en train de tout ruiner avec leurs tours…

P1000181voici le genre de bâtiments que vous trouverez dans la ville dans quelques années.

On cherche à attirer de la plata. Que dire de plus ? La ville est infestée de moustiques, une horreur (ben oui forcément y a un rio aux abords). L’auberge de jeunesse dans laquelle nous avons dormi était correcte mais sans plus. Pour ce qui est des gens, on ne peut pas dire qu’ils m’auront laissé un souvenir impérissable. De toute façon Rosario et Cordoba était les étapes les moins intéressantes du voyage (la qualité augmentait au fur et à mesure) mais qu’il faut quand même voir. Par contre, pour tout passionné de foot, c’est un passage incontournable (epaaaaaaaaaaaaaaah).

P1000189Le plus beau monument de Rosario! Dale Argentina!!!   

Attention danger : « on parle de foot ici ». La ville est divisée entre deux clubs : Rosario Central et Newell’s Old Boys. Sur les 20 clubs du championnat de 1ère division, on en a 12 environ de la province, ou de la ville, de Buenos Aires. Ainsi, ces 2 clubs font partie des 8 non porteños. Et pour avoir fait un tour du côté du stade des canallas (ceux de Rosario Central), je peux vous dire qu’on y sent la passion du supporter argentin pur et dur. Des graffitis dans tous les sens et beaucoup de personnes portant le maillot strié jaune et bleu de Central (celui de newell’s est floqué rouge et noir). Je voulais vous parler de ça car le clasico Newell’s vs Rosario est le clasico le plus chaud d’Argentine (bien plus que le Boca – River ou le clasico de l’avellaneda Independiente – Racing). Je le regardais à la télé l’autre fois et le jeu a été interrompu parce que quelqu’un avait lancé un couteau sur la pelouse. Ca vous laisse une idée de l’ambiance qui y règne. Les deux clans se détestent et les stades ne sont vraiment pas loin de l’un de l’autre… L’apertura vient de se terminer (y a deux championnats dans le foot argentin et pas de phase aller-retour). J’étais à Rosario lors de l’avant-dernière journée et Newell’s et Banfield se battait pour le titre. On mangeait dans un restaurant et tous les serveurs étaient concentrés sur le match car Banfield jouait (j’étais dans la partie de Newell’s de la ville en plus). Tout se passait bien jusqu’à ce que Banfield mette un but à la dernière minute, plongeant le restaurant dans le silence. L’équation de la dernière journée était simple : si Banfield gagnait à Boca, Banfield sortait champion. Si Banfield perdait et Newell’s gagnait à domicile, Newell’s était auréolé. Bien entendu, Banfield est allé à perdre à la Bombonera (que grande Boca !). Mais là où c’est le plus drôle, c’est que Newell’s a trouvé le moyen de perdre à domicile contre San Lorenzo, devenant la risée des hinchas canallas. Nul doute que pour le retour, ils leurs réserveront une petite banderole. Voici pour la petite histoire.

   P1000191Le stade des canallas, vraiment très sympa (= L'ambiance doit être être électrique!

Après trois jours à Rosario, direction Cordoba.


Et pour conclure, quel est ce bâitment quelconque?

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Attention je vous le donne en 1 000... Et bien la maison du Che! Ca valait le coup d'oeil...

Par Olive
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  • : D'Argentine nous entendons souvent parler d'Ushuaïa et de sa terre de feu, de sa non moins célèbre Pampa et des sublimes chutes d'Iguazu. Si d'Argentine vous ne retenez que cela alors laissez votre guide du routard... Et permettez-moi de vous guider dans la contrée des porteños, au détour d'une ruelle de San Telmo ou dans le brasier de la Boca pour y découvrir cette passion endiablée que je vais tenter de vous insuffler aux travers de mes écrits. ¡Viva Argentina!
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