Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 03:16

Eh beh, ça commence à faire un sacré bout de temps que je n’ai pas écrit ici. Je comptais le faire plus tôt mais à cause d’une idée géniale, ou stupide selon le point de vue, de Beber, j’étais occupé à faire autre chose. Bref, cette semaine, j’ai noté tout plein de trucs à vous raconter mais j’en ai oublié les trois quarts, faute d’avoir pris des notes. J’ai quand même de jolis restes et à vrai dire, je ne sais pas vraiment par quoi commencer. Le plus judicieux me paraît être les cours (ne l’oublions pas, je suis aussi ici pour étudier).

La première chose que je pourrais dire à propos des cours argentins, c’est qu’aller en classe en plein mois d’août, ça fait vraiment bizarre. Bref, il n’y a pas grand-chose à raconter sur ce sujet si ce n’est qu’une classe argentine… ça reste un peu particulier. Embarqué dans un cours de philosophie argentine je ne sais trop comment, et que j’ai laissé tomber au passage, j’ai assisté à un débat entre tous les étudiants de la classe. Première leçon pour la prochaine fois : acheter des boules quiès. Parce que les argentins débattent de manière assez virulente, pour ne pas dire véhémente, il vaut mieux ne pas se trouver au cœur de la mêlée. Et je peux vous assurer que ça ne sert à rien de bien construire ses phrases. Ici on vous coupe la parole tout le temps, à noter que le langage corporel est de mise ici, et vous avez intérêt à augmenter le volume pour vous faire entendre. De plus, lorsqu’un professeur pose gentiment une question, ça ne sert à rien de risquer une crampe du poignet en levant la main car, sauf dans les cours où y a plein d’intercambios, ça sera à celui qui dégainera le plus vite (les Lucky Luke en herbe courent les rues ici). En outre, vous pouvez sortir et revenir dans la classe quand ça vous chante. Ainsi sont les cours ici, un ballet incessant d’étudiants qui vont et viennent au gré des appels de leurs téléphones portables ainsi que des envies subites de caféine. Le plus dur je dirai, c’est le cours de Direccion de proyecto que j’ai à 7h45 le mercredi matin. Nous sommes environ 42 dont les 2/3 sont des filles. Les argentines, jeunes qui plus est, ont tendance à raconter leur vie de manière très « vivante » et « passionnée » à tel point que de simples anecdotes prennent la tournure de longues stances élancées où chaque mot est marqué d’une intonation enflammée. Autrement dit, j’ai rarement vu un tel raffut à 8h du matin dans un cours. J’en avais mal à la tête… Ah oui, en tant qu’intercambio, les professeurs prononcent mon nom de famille dans leur langue. Les « Dé félitché » sont monnaie courante ici, ce n’est pas pour me déplaire. Ah, et j’allais oublier le plus drôle. Chaque fois qu’un professeur, mâle de surcroît, se présente, il n’oublie jamais de mentionner l’équipe de foot qu’il soutient…

L’autre fait marquant de la semaine reste la nourriture. J’ai goûté du maté, je ne sais pas si j’en ai parlé avant, ainsi qu’une parrilla. Alors pour le maté, qui est aux argentins ce que le café est aux français, on repassera. Cette espèce de mix entre le thé et les herbes infusées possède un goût absolument infect. On m’a dit que les trois premières fois je n’aimerai pas et qu’ensuite, ça me plairait. Je vais encore le goûter 2-3 fois et je vous dirai ce qu’il en est (je reste très sceptique quant à mon accoutumance à cette boisson). Quoi qu’il en soit, pour votre gouverne, le maté, qui se boit dans un récipient très joli et très typique de l’Argentine, est un met dont les argentins raffolent et dont ils sont complètement accros. Allez savoir pourquoi … La parrilla quant à elle, c’est l’autre dada des argentins (en dehors des asados, ou barbecue si vous préférez). On en trouve à peu près dans toutes les rues. Alors la parrilla est un plat local composé de huit, ou plus je crois, morceaux de viande différents que l’on vous sert sur un grill tout chaud. La présentation est très jolie, le contenu c’est une autre histoire. Le problème avec les argentins, c’est qu’ils sont férus de viande. A tel point qu’ils mangent toutes les parties du bœuf. Mais lorsque je vous dis toutes, c’est toutes : intestins, foie, reins… Et que ces charmantes petites choses font partie des morceaux que l’on vous présente lors de la Parrilla. Manque plus que les cojones et l’on a la totale. Apparemment, beaucoup de personnes aiment, ce qui n’est pas mon cas. En plus, la Parrilla où j’étais n’était pas vraiment bonne (histoire de couronner le tout). J’attendrai d’en goûter une meilleure, sur conseil de Laura, pour vous dire ce qu’il en est réellement.

Petite parenthèse, à propos du foot ici. Lorsqu’on vous dit que les argentins sont des mordus de foot, sans déconner, c’est un euphémisme. Il faut savoir que Laura et Leo supportent San Lorenzo. Donc il m’est strictement interdit de supporter Boca devant eux (sans rire). Laura m’a dit qu’une équipe de foot était une question de vie ou de mort… Ok ok… Là pendant que je vous parle, il y a un match San Lorenzo vs Tigre, et mes deux charmants hôtes sont devant la télé en train de manger et ont sauté de joie parce que San Lorenzo vient de marquer… Et Laura autant que Leo. En outre, le championnat national a été retardé à cause d’un problème de salaires entre club et joueurs. Le problème a été résolu. Cela a fait la une et les deux premières pages des quotidiens nationaux, devant toutes les autres nouvelles… Enfin, un petit mot à propos de Maradona. Croyez-moi, tous les argentins sont loin de l’adorer. A l’unanimité, ils le considèrent comme un joueur de foot de génie. La majorité pense que c’est le pire entraîneur que la sélection puisse avoir (véridique). Et, selon la classe sociale, il est adulé ou mal aimé. Ah et pour l’anecdote, j’ai joué une partie de foot avec les intercambios, un futsal en 5 vs 5. Là encore, ça vaut le détour. Car les argentins font les commentaires en même temps que le jeu, c’est très divertissant. Surtout le « toca toca toca », je vous expliquerai.

Concernant les filles argentines, ça fait plusieurs fois que l’on m’en parle. A chaque fois, et je peux vous assurer que je ne déforme rien, un mot revient : « Las chicas son histéricas ». Ca n’a pas le même sens ici, c’est un peu moins fort que chez nous (je crois). Mais dans tous les cas, les filles sont mentionnées comme ça. On m’a dit : Surtout ne sors pas avec une latine, elles ont un caractère horrible et un tempérament de feu ! Euh, je vais vous présenter quelques filles  de mon entourage pour vous prouver le contraire… Quoi qu’il en soit, séduire une fille ici est une épreuve. Quelle que soit votre approche, elle dira non, tout le temps. Il faut insister, insister et encore insister… Les argentins me disent qu’ils préfèrent avec les françaises parce que l’on sait tout de suite si c’est bon ou pas (c’est une théorie). Alors on m’a conseillé de faire semblant de ne pas savoir parler espagnol et de parler français. A voir…

Ah et pour la petite histoire, je fais hurler Laura parce que je lui ai dit que j’allais prendre des filles pour les emmener en soirée. Sauf qu’en espagnol, le verbe prendre a d’abord pour signification le côté sexuel de la chose… Je me suis fait reprendre illico pronto ! Je termine là mon article, si d’autres choses me reviennent je vous en parlerai en même temps que mon futur logement que je devrais trouver dans peu de temps. (je vais vous parler un peu de l’immobilier argentin et des pilopos, ça vaut son pesant d’or).

 

Par Olive
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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 20:29
Je n'avais pas prévu d'écrire avant aujourd'hui mais une petite phrase m'a fait changé d'avis. A l'Iéseg nous avons étudié un truc en marketing qui s'appelle le Customer Relationship Management (CRM). Cette petite pratique consiste à soigner sa clientèle en essayant, notamment, de la fidéliser. Ca n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui.

Notre sujet du jour : les restaurants de Buenos Aires. Ici, il faut dire ce qui est, les restaurateurs ont le sens de l'hospitalité et du service. Et à moins d'aller dans une grosse chaîne de café sur Lavalle ou Floride, et encore, vous trouverez toujours un moyen d'échanger quelques mots avec les restaurateurs qui, la plupart du temps, font toujours un "Oh de Francia!" quand vous dites que vous venez de France. Y a juste un boulet il y a trois jours qui pensait que je venais d'Angleterre, autant dire que mon ego en a pris un coup. Une fille autrichienne que je connais m'a d'ailleurs à ce propos déclaré que les argentins, et surtout les restaurateurs, sont des clowns. J'acquiesce! Ils me font presque aussi rire que les commentaires de boubou (je dis bien presque puisque vu les commentaires du caméléon capillaire, je me pisse dessus. Hors sujet mais je voulais faire une dédicace). La dernière fois, les chanteurs s'amusaient à chanter entre les allées et à se parler en allemand alors qu'ils ne savaient pas le parler... Dans tous les cas, quel que soit le restaurant, je repars souvent content car les serveurs ont vraiment le sens du commerce.

Et depuis quelques temps, ça fait 3-4 fois que je vais dans un restaurant en particulier. D'une part, parce que c'est à 2 minutes à pied de chez Laura. D'autre part, parce que les repas sont copieux, pas cher, le décor est agréable et les serveuses vraiment attentionnées. En plus, il y a une serveuse brune qui me rend tout mielleux chaque fois que je la vois. Et donc aujourd'hui, vu qu'entre deux cours, j'avais du temps pour manger, j'y suis retourné. Et la jolie brune arrive et au moment de me servir mon plat, elle me sort : ¡Hola! ¿Como anda caballero? Mon sang ne fit qu'un tour... Trop stylé comme phrase! Elle m'a ressorti le "caballero" lorsqu'elle m'a envoyé l'addition. Alors, en tant que bon français, je sais que andar = marcher et que caballero = cavalier (je suppose puisque caballo = cheval). Bref, j'ai donc traduit par : Comment allez-vous cavalier? J'ai pas cherché à comprendre, je me suis dit que ça devait être une expression idiomatique. J'ai donc été voir Laura et lui ai expliquée de façon pittoresque qu'à cet instant précis je m'étais senti tel un gaucho dans la pampa s'arrêtant dans un troquet du far south argentin (ouais géographiquement c'est pas à l'Ouest...). Quand je vis son regard incrédule me dévisageant, je me suis dit que j'étais dans le faux. Elle explosa de rire et me dit que caballero = gentleman! Ce qui, au passage, est encore mieux! Elle m'expliqua en effet que c'est une tournure soutenue de haute politesse envers quelqu'un. Avant d'ajouter que si elle me redisait ça la prochaine fois que j'y allais, je devrais absolument lui dire : "Muy bien y usted bella dama". (je traduis pas vous aurez compris).

Comme quoi, fidéliser sa clientèle, c'est super facile. Une jolie fille, une belle phrase et c'est gagné. Bon ça se trouve elle dit ça à tout le monde mais qu'importe, on a bien le droit de rêver héhé.
Par Olive
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Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /Août /2009 20:01
Avant de partir, Claude, parmi les nombreux conseils prodigués, m'a dit : "Tu auras forcément des emmerdes en Argentine parce que si tu n'en as pas, c'est que tu n'auras rien fait et que tu ne te seras pas amusé". Tu ne croyais pas si bien dire... Alors, avant toute chose, je tenais à rassurer mes deux géniteurs en leur disant que tout allait bien etc. Je vous promets une petite anecdote qui devrait en faire sourire plus d'un à la fin de cet article. Disons qu'il m'arrive parfois de me retrouver dans des endroits un peu "spéciaux". Si la même chose m'était arrivée en France, il y aurait fort à parier que je me serais trouvé avec Beber...

Pour commencer, cette semaine fut différente de la précédente dans le sens où je n'ai pas visité et j'ai beaucoup parlé français (fuck off). Le problème actuel se trouve dans la recherche d'appartement. Après remise en question de la colocation, je me suis dit que ce serait quand même mieux. Et les français, finalement, je ne veux toujours pas en entendre parler. Donc vous comprendrez que pour le moment, alors que les cours n'ont toujours pas commencé, trouver une coloc' avec des argentins s'avère... difficile. Et vu que je passe une grosse partie de mon temps à chercher, ça me fout en l'air un temps monstre... Alors, pourquoi je vous parle de tout cela? (en effet, rien de passionnant). C'est parce que pour visiter des appartements, j'utilise les taxis et que les taxis à BA, c'est toute une institution.

En effet, un truc incroyable avec ces mini-fangios, c'est leur culture générale : immense. Je passe ma vie à discuter avec les chauffeurs de taxi. Pour aborder la conversation, rien de plus facile : "Sabes si Boca jugo hoy?". Après avoir parlé de football, ils remarquent mon accent et mes grosses difficultés de compréhension. Alors on parle de la France. Et lorsqu'on me parle du Mon St Michel, de Bergerac, du Puy de Dômes ou de la Roche s/ yon (coucou ma soeur), j'hallucine complètement. Pire, lorsqu'on me parle de l'histoire de France, de la polémique sur les caricatures de Mahomet ou de Ségolène Royal, je tombe des nues (car des fois, ils en savent plus que moi...). Pour la petite histoire, Maradona est loin de faire l'unanimité en tant qu'entraîneur de l'Argentine et les argentins sont persuadés qu'ils iront à la coupe du monde. Discuter de tout et de rien avec les taxis reste un vrai plaisir. Bon, bien sûr, je reste l'oeil rivé sur le compteur, histoire de. Si le taxi demeure mon moyen de transport favori, que dire du métro. A l'heure de pointe, évitez-le. Sinon, essayez de prendre la ligne A. D'après ce que j'ai pu comprendre, c'est la ligne la plus ancienne d'Amérique du sud. Je le crois volontiers car en voyant des wagons faits en bois, avec des portes sans aucun sécurité que l'on doit pousser, une sorte de moquette tapissant le sol des wagons et l'odeur qui s'y dégageait, on se serait cru au début du siècle. Mais, chers amis, ce qui me fait le plus vibrer, le plus palpiter, le plus frissonner, au sens propre du terme par contre, ça reste le bus! Et de nuit s'il vous plaît!

Dans un article antérieur, je vous avais promis de vous parler de la pénurie de monnaie, problème majeur ici. Le fait est que certaines pièces de 50 centimes de pesos ont une valeur moindre que le métal dans lequel elles sont fabriquées. Du coup des petits malins s'amusent à faire fondre les dites pièces pour les revendre ensuite puisque ça rapporte plus! Et pour prendre le bus, vous avez besoin de monnaie! C'est probablement le bordel le plus gros et le plus désorganisé en terme de transport que j'ai connu de toute ma vie. Déjà, il n'y a pas de compagnie de bus nationale, c'est que des compagnies indépendantes qui sont au nombre de 100 (rien que ça). Chaque compagnie possède ses trajets, youpi! Pour cela il faut acheter un petit guide qui s'appelle la Guia et essayer de le comprendre (impossible). Je pense qu'à côté du fonctionnement des bus à Buenos Aires, la théorie des relativités d'Einstein demeure plus facile à piger. Une fois que vous savez quel bus prendre (même si on ne sait jamais), vous montez, vous dites au chauffeur où vous voulez aller et là un prix va s'afficher (oui car en fonction du lieu, le prix diffère, quand je vous dis que c'est un grand marasme). Vous introduisez vos petites pièces et vous priez pour trouver un siège immédiatement. Car une fois que le chauffeur est parti, c'est encore plus vibrant que des montagnes russes. Et enfin, vous devez essayer de savoir où se trouve votre destination en voyant les rues défiler (oui y a pas de schéma avec les arrêt pour se repérer...) et en essayant de taper juste. Y a pas à dire, le bus à Buenos Aires, c'est plus qu'un moyen de transport, c'est un art de vivre!

Cette semaine, comme vous l'aurez compris, j'ai surtout vadrouillé de nuit dans Buenos Aires à la recherche des soirées avec les intercambios. Alors qu'il y en avait quatre de prévu, je ne suis allé à qu'une (très mauvais pour le réseau social). La seule fois où j'ai pu y aller, la boîte de nuit était absolument immense. J'avais jamais vu ça! Après avoir franchi les fameux portiques de sécurité pour voir si vous n'avez pas d'armes, on s'est rendu dans un endroit de la boîte où y avait tous les intercambios. La moitié était bourrée, l'autre moitié cherchait à se chopper les bourré(e)s, le tout formant des petits groupes parlant majoritairement allemand. Bref, pas facile de parler avec des gens dans ce type de configuration. J'ai quand même réussi à rencontrer des boliviens et à sympathiser avec eux. J'ai appris qu'ils buvaient plus que les mexicains, ce que je n'aurais jamais cru possible, et qu'ils étaient fans de reggaeton (un style de musique très en vogue à BA, faudra qu'on m'explique pourquoi...). Pour dire au revoir, je m'approche d'une des filles pour lui faire la bise lorsqu'elle recule avec un regard paniqué. J'ai par la suite compris qu'on faisait juste "adios" de la main... Ah! 

J’espère qu’en cours ce sera plus simple de rencontrer du monde parce que s’il faut aller en soirée à chaque fois, je vais me ruiner et je ne pourrai pas voyager. Pire, l’ambiance intercambios me rappelle un peu le sectarisme qu’on peut trouver à l’Iéseg. En outre, les nombreux français (tu sais ce que j’en pense hein Beber ;) ) ne me donnent pas franchement envie d’adhérer au mouvement. Bref, je n’aime pas vraiment cette idée de : « On est là pour un semestre, faisons la fête, formons la communauté la plus soudée de pochtrons de BA et on se casse dans 5 mois ». Okay c’est cool mais moi je veux rencontrer des argentins sinon je serais resté en France. Alors il faut que j’aille dans des endroits où y a des argentins : Les cours de tango ou les bars quand y a un match de foot. Je vous laisse deviner où je vais aller. D’ailleurs, selon les nationalités le contact est plus facile à établir en partant du principe que vous n’êtes pas une blonde à forte poitrine, oui la plupart des gens ne sont pas forcément là pour découvrir des trucs sur Buenos Aires, et que de ce fait, vous partez avec un handicap. En règle générale, les latinos (Amérique du sud + Espagne + Italie) sont vraiment des gens sympas avec qui discuter est un vrai plaisir. J’ai passé 1h30 à parler foot avec un italien dans la boîte !!! (Oui je sais). Pour ce qui est des européens ou autre, c’est une autre histoire (j’ai bien dit : en règle générale).

 

Cette première sortie m’ayant légèrement ennuyée, j’ai, avec un ami mexicain-s'appellant-Daniel-et-vivant-en-Autriche-et-parlant-4-langues-dont-la-petite-amie-en-parle-7-et-connaissant-le-pastis, assisté à une nouvelle milonga de tango. Beaucoup plus décontractés, les gens venaient en jean et en tee-shirt et dansaient comme bon leur semblait. Ca changeait de ce que j’avais vu mais c’était globalement, un ton en-dessous. Clou de la soirée, on nous a passés du «tango-dance » (j’adore ce truc, c’est du tango mais plus rythmé, fait à partir d’un synthé et d’une ligne de basse) et un couple, champion d’un championnat de tango à Buenos Aires, est venu faire une démonstration. Je maintiens, les brunes avec les cheveux attachés et les jupes fendus qui dansent le tango sont superbes et ont la classe. Par contre, le tango, je dois vous avouer que je ne suis pas forcément un fan inconditionnel. J’aime bien regarder les milongas parce que c’est une ambiance agréable et savoureuse. Mais de là à le danser et à n’écouter que ce type de musique, je ne crois pas que ça me plairait. On verra bien, j’ai trouvé des cours pas chers.

 

Passons maintenant à ma petite anecdote. Hier, nous devions aller en boîte avec Daniel pour rejoindre les autres intercambios. Nous nous étions donnés rendez-vous à 00h00 là-bas mais à cause d'un contre-temps, nous sommes partis de chez nous vers 1h du matin. Avant on a flâné dans les rues piétonnes de Florida et Lavalle pour assister à des spectacles de rue de break dance argentin, c'était assez sympa. Par contre, les types racontaient des blagues en argot argentin et je comprenais strictement rien... Daniel m'en a expliqué une, j'étais très content de la comprendre! Donc, lui et moi, nous dirigeons vers une grande avenue pour prendre le bus et pour aller à notre lieu de rendez-vous. Après avoir galéré une heure pour trouver comme faire, où fallait le prendre etc. On arrive en boîte à 2h du matin et là une nuée de gens attendait patiemment devant, pour rentrer. J'aperçois vite fait 2-3 intercambios mais c'est pas la peine d'essayer. Alors on prend un taxi, frustrés, et on rentre. Et on explique au chauffeur qu'on a pas pu rentrer. Il nous dit qu'il connaît un club similaire où rentrer est beaucoup plus facile et où y a pas mal de filles. On lui demande si c'est le même genre de club, il nous répond que oui. Il nous dépose devant et on paie (Ce con avait trafiqué son compteur, on a payé 17 pesos au lieu de 11-12... grrrr). On entre, le type nous dit que l'entrée est à 30€. On rigole et on se dit qu'il vaut mieux se barrer. Il nous dit qu'on peut s'arranger et nous propose le club à 10€ avec une conso offerte. Bon ben okay de toute façon on ne veut pas dormir. On entre et là : mamma mia. En fait, quand le mec nous disait qu'il y avait plein de filles, il n'avait pas menti! Plein de filles de joie! Et m****. Alors on entre, au passage une strip-teaseuse passe son talon sur mes fesses pour m'indiquer qu'elle est là (j'ai fait le même sursaut que le jour où ma soeur m'a pincé les fesses pour rire). On commande, on s'asseoit et très très mal à l'aise, on commence à boire notre verre très rapidement. J'étais extrêmement tendu. L'endroit était propre, chic même, les filles étaient assises, en tenue très très courte, sur des fauteuils et attendaient qu'on les regarde. Ce que Daniel et moi évitions méticuleusement de faire, se parlant et regardant nos verres, jetant des coups d'oeil à droite à gauche de temps en temps. Pis je vois une fille mignonne et, en plein dans mes pensées, je me rends compte qu'elle me regarde également dans les yeux! Hé m****! Bien entendu, elle vient s'asseoir près de nous et lance d'une voix très mielleuse et très agréable : "Ola". Bien entendu, nous l'ignorons ouvertement mais elle ne lâche rien et s'amuse avec des : "Hello", "Bon dia", "Aliho' (on était en train de parler français et elle ne comprenait pas). On fait "fundo blanco" et on se tire. On entend un petit "sayonara" se détachant de son regard attristé. Pauvre petite... On s'en va s'en demander nos restes. Bon l'endroit restait quand même très bien, absolument pas sordide. Mais sans déconner, ça fait tout bizarre. Je vous jure, je m'étais rarement senti aussi mal à l'aise dans un endroit. Après ça, on rentre et on parle de ça en rigolant avant de finir la nuit dans un irish pub, bien plus convivial et plus chaleureux. Sur le chemin, je remarque qu'il y a énormément de bars de prostituées... Buenos Aires la nuit c'est joli mais faites gaffe où vous allez. Bon ben ça nous servira de leçon.

Par Olive
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 00:36
Je préviens, article sans intérêt culturel (allo 3615mi vida). Ce jour de pré-rentrée marque un tournant dans ma vie d'intégration. Car la phrase que l'on m'a le plus demandé était si j'avais facebook... Alors, expliquer à des étrangers, français aussi, que vous ne connaissez pas, le manque d'intérêt pour un media mondialement reconnu, c'est assez périlleux lors d'une intégration. Encore si vous connaissez bien les gens, vous pouvez vous dépatouiller sans vous faire coller une étiquette. Mais là, c'est différent. J'ai appris quelque chose aujourd'hui, ceci dit j'en apprends tous les jours, si vous voulez survivre dans une ville aussi grande dans laquelle vous connaissez peu de monde, ben Facebook devient obligatoire. C'est donc à contre-coeur que j'annonce mon entrée dans le monde gossip des marie couche-toi là et autres ragots sans intérêts... Ca va forcément me desservir puisque je compte, sauf si je deviens aussi addict qu'Alex et que je me mets à regarder la vie privée de tous les gens qui m'entourent, m'en servir pour un usage exclusif de communication. Je sens déjà les commentaires me tomber dessus : Oh t'as enfin facebook! (Seulement entre les 3/4 de gens que je vais refuser d'accepter et mon souhait d'avoir une liste de contact aussi petite que possible, il vaudrait mieux éviter ce genre de remarques sinon on conversera par mail...).

Bien, maintenant que vous connaissez la raison de ma petite amertume quotidienne, je vous raconte la suite. Vous savez à l'Iéseg quand on voyait tout un troupeau de types bizarres qui parlent pas français et qui sortent toujours ensemble, ben aujourd'hui c'est la même chose sauf que j'étais dans ce troupeau. L'ambiance reste cependant très étrange pour le moment, les nationalités ayant tendance à rester entre eux. Et là est tout le problème. Sur 190 intercambios, nous avons 46 allemands et ensuite... 30 français!!! (dios mios). Suivent les américains, italiens, chiliens, brésiliens, finlandais, anglais, espagnols, puerto ricains, mexicains, autrichiens, belges, suédois, danois (19 nationalités au total) etc. A noter : aucun asiatique! (Alex apprécierait). Et parmi les français, un bon tiers de contingent Espeme. Bon ceci dit, nos amis de l'espeme sont très sympas. Le problème est qu'aujourd'hui, si j'ai beaucoup entendu d'espagnol, j'ai surtout beaucoup parlé français à mon grand dam mais bon, j'ai eu mon petit moment de plaisir. Avec des italiens, extrêmement gentils au passage à ma grande surprise, je parlais football avec un argentin. Je lui ai demandé quel club il supportait, il m'a répondu : "Boca!". Quand j'ai commancé à fredonner "Boca mi buen amigo, esta campaña volveremos a estar contigo...", il était impressionné que je connaisse les chansons de la doce. On s'est d'ailleurs prévu un petit tour à la bombonera avec los amigos italianos jajajaja.

Sinon que dire de plus sur cette journée, c'était chiant à mourir... On nous a présentés tous les détails administratifs et j'avoue que j'ai dormi une partie du temps. Un exercice marrant fut de se présenter devant tout le monde et dire si on cherchait un logement ou non. Un des mecs a sorti qu'il voulait jouer au foot alors tous les chicos derrière répondaient qu'ils se feraient un plaisir. Du coup on a dressé une liste, dès le premier jour, pour pouvoir s'affronter. Derrière ça a été encore plus risible puisqu'un des professeurs nous expliquait l'accès à l'intranet quand il s'est interrompu pour nous parler des conditions pour jouer au foot ainsi que des lieux. (avant de reprendre 5 min plus tard).

J'ai essayé de parler à pas mal de gens aujourd'hui, parfois le contact est super facile, parfois non. Dans la majeure partie des cas, c'est avec les français que ça c'est le mieux passé (j'ai d'ailleurs beaucoup de choses à te dire en privé Beber). Seule consolation, la plupart sont des filles qui sont assez séduisantes ma foi. Ah oui! La plupart des étudiants français à qui j'ai parlé, si ce n'est tous, viennent de Lille... Le monde est petit...
Par Olive
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 00:19
Si j'écrit cet article, c'est avant tout pour faire un petit clin d'oeil à mon petit Bichon qui vadrouille dans des hotels miteux au pays du Biriani (désolé poru l'orthographe à la française). Avant que les épices ne finissent par avoir raison d'elle, j'ai quelque chose pour elle qui vous intéressera tous au passage. En plus, vu que tu trouves que je parle trop de foot (qu'est-ce que ça va être quand je vais mettre les chants de supporters et les récits de match), je vais aborder un sujet qui devrait t'enchanter. Mais avant d'en venir à la raison principal de cet article, laissez-moi vous raconter deux-trois petites choses.

De prime abord, hormis les impératifs de la vie quotidienne qui me poussent à aller d'un point A à un point B, j'ai nettement ralenti mes visites de la ville. D'une part, à force de marcher plus de cinquante blocs par jour, cela fait du bien de s'arrêter un peu. Malheureusement, le centre n'est pas le meilleur endroit pour flâner si ce n'est à l'intérieur des cafés. Donc je me suis fait des cours d'espagnols intensifs devant la télé de Laura une partie du dimanche (mais faut dire qu'il y a tellement d'émissions de foot!!!). D'autre part, prendre le temps de savourer les choses et non pas me dépêcher de visiter tout très rapidement me semble une meilleure philosophie de vie. Il me reste donc les quartiers de Belgrano, San Telmo, la Boca et Puerto Madero à approcher (et tous les autres y compris ceux-là à m'imprégner). Sachant que ceux de San Telmo et de la Boca sont de loin les plus attirants puisque typiques (également les plus dangereux). Quoi qu'il en soit, Olive est un peu fatigué à force de cavaler et Olive aime bien profiter de ses dimanches pour glander. Et qu'on soit en France ou en Argentine, Olive se plaît toujours autant à glandouiller. Donc dimanche, vers 15h de l'après-midi, je me suis dit que j'allais manger une viande. (c'est là que ça va t'intéresser Julie, mais je te préviens, ça risque de te faire enrager...). Ma première viande depuis que je suis ici! Je vais donc sur la Avenida de Mayo, dans un café pour me préparer à manger "LE" plat argentin. Au passage, comme en Argentine on célèbre la Bolivie, il y avait un spectacle de danse folklorique bolivienne dans la rue. Les danseurs étaient en costumes traditionnels et on entendait de la musique à la flûte de pan venir charmer nos tympans. Le must, j'avais une table face à la rue donc je pouvais profiter du spectacle. Vus les prix, je commande un "Bife de Chorizo" (comprendre le morceau le moins savoureux pour les argentins).

Après quelques minutes d'attente occupées avec des morceaux de pain, on me sert ce qu'on appelle un steak. Alors bon, le steak est une notion particulièrement abstraite chez nos amis argentins puisque le truc doit bien faire 500g (si ce n'est plus...). En plus, la bête était nappée d'une sauce au champignon dans laquelle se noyaient des papas fritas a la espagnola (des petites pommes de terre maison coupées en rondelles très fines qui sont cuites au four). Bon ben, à l'attaque! Alors, le mythe du "j'enfonce mon couteau et la viande se déchiquète toute seule" est un mythe (enfin avec ce morceau là tout du moins). Par contre, vu l'épaisseur du morceau, elle se coupait très bien (j'ai déjà eu plus de mal à couper des steaks match qui étaient trois fois moins gros). A la première bouchée, on sent bien le goût de la viande fraîche qui, pour son épaisseur, demeure quand même assez tendre. C'est très bon et chez nous ça équivaudrait à un bon steak dans un bon restaurant. Sauf qu'ici, c'est le moins bon dans un restaurant quelconque. Dans tous les cas, avec ce qu'on m'a servi, vous pouvez nourrir deux voire trois personnes. Mais bon, hors de question de gâcher ça! Tout amateur de viande, quel qu'il soit, se régalerait ici. J'avais qu'une envie après, faire une bonne sieste (ce que je n'ai pas fait étant donné que je ne fais jamais de siestes contrairement à mes deux autres glandus du 38 et du 74). Bref, j'espère que ce petit interlude culinaire te siera à merveille mon petit poussin (c'est clair qu'ici les "vacas", c'est pas sacré...).

Autre truc étonnant, c'est le samedi à Buenos Aires. Si le dimanche la ville est morte, le samedi, c'est la même chose!!! Les magasins de vêtements et la plupart des enseignes ferment à 14h! Le week-end, la ville s'arrête, c'est vraiment impressionnant. La plupart des gens en semaine viennent travailler ici alors qu'ils habitent en banlieue ou en province. Le week-end venant, vous pouvez être en mesure de traverser la 9 de Julio au feu rouge (fait rarissime et je recommande la plus grande prudence pour réaliser ce tour de force). Enfin bref, moi qui m'attendais à voir une ville noire de monde le samedi, c'est plutôt raté. Je crois que ça doit être l'une des seules capitales au monde qui ne vive pes le week-end. Du coup, moins de bruit, moins de bousculade, plus de quiétude, c'est un autre Buenos Aires qui n'est pas pour me déplaire. Cependant, même s'il fait beau, la température toujours fraîche n'incite pas à pointer le bout de son nez dehors (il fait pas froid, c'est largement supportable mais on ne peut pas se balader en tee-shirt...).

J'en ai cependant profité, tout comme aujourd'hui, pour aller chez les flics pour déclarer le vol. J'ai jugé intéressant de vous montrer comment ça se passe chez les flics argentins. J'arrive à un premier poste de police :

"- Ola señor (Bonjour monsieur)
- Ola, quiero hacer una declaracion de robo (Je souhaite faire une déclaration de vol)
- Ah si? Donde vienes? Francia! Me gusta Francia! Y porque estas en la Argentina... blabla (Ah oui? Tu viens d'où? France? J'aime la France! Et pour quoi t'es ici? Blabla)
- Mi declaracion de robo... Era en Plazza de italia en el subte (Ma déclaration de vol... C'était à Plazza de italia dans le métro)
- Oh! Debes ir alla. (Oh tu dois aller là pour la faire)"

Sur ce, le gentil monsieur m'indique un autre poste de police à l'opposé de celui où je suis. J'appelle un taxi qui me dépose là-bas. Je vais les voir et rebelote!!! Le monsieur très gentil me demande où c'était. Je lui réponds (j'étais dans le poste de police en face de Plazza Italia). Il me dit, ah bah tu dois aller là... Sur ce, il me dirige vers un troisième poste de police qui est à l'opposé des deux autres... Bon ben j'irai lundi. Et je vous raconte pas aujourd'hui... Les mecs toujours aussi sympas mais c'est tellement un gros bordel que j'ai préféré abandonner. En conclusion, les flics à Buenos Aires, ils sont vraiment très gentils mais vaut mieux pas avoir des emmerdes parce que ça va vous coûter cher en taxi. (étant donné que personne ne veut s'en charger). Ils prennent bien le temps de vous expliquer où vous devez aller par contre...

En dernier lieu, suite au commentaire de mon adorable petite peste chelloise dont la curiosité toujours aussi aiguisée a trouvé écho auprès de ma non moins adorable soeur, je vais vous parler de ma logeuse. Si je n'ai pas jugé utile de le faire, c'est qu'il n'y a pas grande différence avec la France. Si ce n'est que le vendredi et le samedi soir ils se couchent tard pour se réveiller après 11h du matin (même moi j'étais levé avant eux...). Sinon pour ce qui est du petit déjeuner, ils boivent tout le temps du maté, c'est la même chose. L'architecture de l'appartement est très typique des apparts' de BA, on est resté en 1950! C'est assez cool mais un peu vieillot. Pour la décoration, fans des arabesques et des dorures, faudra repasser. Je ne sais pas si c'est parce que ma logeuse et son compagnon louent leur chambre ou s'ils n'aiment pas ça mais les murs sont blancs, un point c'est tout (c'est vrai que ça fait pas très gai mais bon, ça me change pas de Lille). Concernant leurs habitudes de vie, c'est comme un couple français dont le mari rentre tard le soir et dont la femme s'attèle en cuisine. Ceci dit, Laura ne travaille pas il me semble donc le schéma reste assez classique. Après, Leo m'a expliqué ce qu'il faisait dans la vie mais j'ai pas très bien compris, c'est un truc bureaucratique dans l'administration je crois  (je crois d'ailleurs qu'il a saisi que je n'avais pas compris...). Mis à part que j'aime bien leur salle de bain, je ne vois pas trop ce que je pourrai vous dire de plus. Si vous avez des questions, laissez-les moi en commentaires, j'y répondrai le plus précisément et le plus consciencieusement possible (promis Marjo).

Je tiens à vous dire aussi que, comme c'est ma pré-rentrée demain, et qu'après-demain c'est le début des soirées (:D), les articles sur le blog vont se raréfier désormais. Ah oui, cruelle déception pour mon fan club mais bon, vous survivrez! (l'Argentine ne me rendra pas humble).

Hasta Luego
Par Olive
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  • : D'Argentine nous entendons souvent parler d'Ushuaïa et de sa terre de feu, de sa non moins célèbre Pampa et des sublimes chutes d'Iguazu. Si d'Argentine vous ne retenez que cela alors laissez votre guide du routard... Et permettez-moi de vous guider dans la contrée des porteños, au détour d'une ruelle de San Telmo ou dans le brasier de la Boca pour y découvrir cette passion endiablée que je vais tenter de vous insuffler aux travers de mes écrits. ¡Viva Argentina!
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